Virus de « l’après-fêtes », douleur et deux approches : le médecin, le praticien… et votre réfrigérateur

Vous l’avez sûrement remarqué, il y a un schéma qui se répète après les fêtes de fin d’année. L’organisme, épuisé par les célébrations, commence à faire des siennes. Et souvent, il fait sortir de l’ombre ces « locataires discrets » que le système immunitaire parvient habituellement à contenir.

Il y a quelques jours, je devais retrouver une amie que je n’avais pas vue depuis un mois. J’avais envie de m’installer dans un endroit cosy et de bavarder autour d’un café. Mais elle m’a annoncé que notre rendez-vous était annulé : un zona venait de lui apparaître sous un bras, avec des douleurs si violentes qu’elle reste cloîtrée chez elle à souffrir. Pas vraiment d’humeur à sortir, en somme. Elle était déjà allée voir un médecin et même un énergéticien qu’on lui avait recommandé, mais plus ça change, plus c’est la même chose — la douleur ne recule pas et l’état de sa peau laisse à désirer.

Seulement deux jours auparavant, une autre connaissance se plaignait de plaques rouges apparues soudainement sur les mains. Et encore quelques jours avant cela, une autre personne de mon entourage avait les mêmes symptômes sur le visage. Selon les descriptions, tous ces symptômes semblent faire partie de la même « famille » de problèmes. Et ce n’est pas un hasard.

Le fait est que le zona, comme bien un nombre significatif de « surprises » cutanées et autres, est l’œuvre des variantes du virus de l’herpès. Ce virus est ancien, rusé et très répandu. D’une certaine manière, il est un proto-virus, à la base du développement de nombreux états chroniques. Sa nature profonde plonge ses racines dans le monde quantique. Sans nous perdre dans le labyrinthe des concepts médicaux, le fait reste que, selon diverses sources, près de 90 % de la population mondiale en est porteuse, même s’il ne se manifeste activement que chez une minorité.

Jetons un œil, pour référence, à la bonne vieille (et tant décriée) Wikipédia. Elle définit le zona ainsi : « maladie virale caractérisée par des éruptions cutanées unilatérales de type herpétique accompagnées d’un fort syndrome douloureux. L’agent causal est le virus de la varicelle (Varicella zoster) de la famille des herpèsvirus… qui, après la maladie, « entre en sommeil » dans les ganglions nerveux, et peut se réveiller suite à un stress ou un affaiblissement du système immunitaire. »

Et voilà que nous touchons au cœur du sujet. Consulter un médecin est incontestablement nécessaire. La médecine officielle comme les approches alternatives (telles que les pratiques énergétiques) peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Mais je suis toujours pour une approche holistique. En fin de compte, ce n’est pas le comprimé ou la séance qui guérit, mais le corps lui-même, que nous devons soutenir de manière avisée pour qu’il mobilise ses ressources et surmonte le problème.

Et l’un des leviers d’action les plus simples, mais aussi les plus puissants, est notre alimentation. Moi, confrontée à des histoires similaires chez mes proches, j’ai surfé sur internet à la recherche de conseils. Et j’ai très vite compris que la plupart des articles que je trouvais étaient la même information de base, réécrite à l’infini par différents auteurs (ou même par des IA) avec des sauces différentes. Ce n’est pas grave en soi, sauf que cette version canonique comporte des inexactitudes qui peuvent sérieusement compromettre le résultat de vos efforts…

C’est pourquoi, suivant le principe « aide-toi toi-même », je me suis assise et j’ai étudié le sujet par moi-même. Et maintenant, je partage avec vous mes conclusions, qui, je l’espère, vous seront utiles.

L’ennemi numéro 1 : l’arginine

Il s’avère que le virus de l’herpès adore l’arginine — c’est son « matériau de construction ». L’arginine est un acide aminé important. Par exemple, des études récentes laissent supposer qu’une carence en arginine serait une cause de la maladie d’Alzheimer.

Pour les enfants, les personnes âgées ou affaiblies, un apport en arginine par l’alimentation est en effet indispensable. Le corps d’un adulte en bonne santé en synthétise généralement suffisamment. En revanche, en période de poussée d’herpès, un surplus d’arginine provenant de la nourriture agit comme de l’huile ajouté dans un feu.

Nuance importante : il ne faut pas supprimer complètement et définitivement les aliments contenant de l’arginine ! C’est une mesure temporaire pendant la période de crise. Dès que les symptômes disparaissent, on peut revenir à une alimentation équilibrée.

Alors, que faut-il sérieusement limiter, voire presque supprimer pendant une crise ?

  • Noix et graines : le leader absolu et principal provocateur — l’arachide. Ainsi que les noix, les pignons de pin, les noisettes, les amandes, les graines de citrouille, de tournesol, de sésame, de chia.
  • Légumineuses : le soja et tous ses dérivés (tofu, lait de soja), les pois chiches, les lentilles, les haricots, les pois.
  • Céréales : les germes de blé (les champions !), l’avoine, le sarrasin, le riz, le maïs, la farine complète et les produits de boulangerie qui en découlent.
  • Sucreries : le chocolat noir, le cacao.
  • Divers : les crevettes, les crabes, la spiruline, le porc gras, le bouillon d’os (pâté en croûte, aspic), la gélatine (et donc les gelées, les bonbons gélifiés).

L’allié numéro 1 : la lysine

En revanche, ce que le virus de l’herpès redoute, c’est un autre acide aminé : la lysine. Elle n’est pas synthétisée par notre organisme et doit provenir de l’alimentation. La lysine entre en compétition avec l’arginine lors de l’assimilation et supprime la réplication du virus de l’herpès.

Outre la suppression souhaitée du virus de l’herpès et de ses dérivés (y compris le coronavirus), la lysine possède une multitude d’autres propriétés importantes. Des études sur les animaux ont montré qu’une carence en lysine provoque des états d’immunodéficience. La lysine abaisse le taux de triglycérides dans le sérum sanguin. Associée à la proline et à la vitamine C, elle prévient la formation des lipoprotéines responsables de l’obstruction des artères. Une carence en lysine affecte négativement la synthèse des protéines, entraînant fatigue, faiblesse, manque d’appétit, retard de croissance et perte de poids, difficultés de concentration, irritabilité, hémorragies du globe oculaire, perte de cheveux, anémie et problèmes dans la sphère reproductive.

Parions sur les aliments suivants :

  • Sources animales (les mieux assimilées) :
    • Produits laitiers : fromage blanc (cottage), fromages à pâte dure (parmesan, cheddar), yaourt, kéfir, lait.
    • Œufs (surtout le blanc).
    • Viandes et volailles : poulet, dinde, lapin, bœuf maigre.
    • Poissons : thon, saumon, sardines, morue.
  • Sources végétales (à considérer avec prudence) :
    • Légumineuses : malgré l’arginine, le soja et les lentilles contiennent encore plus de lysine. Mais en période aiguë, il faut être prudent avec elles.
    • Céréales : la championne sûre — le quinoa.
    • Noix : seules les pistaches et les noix de cajou sont relativement sûres (à consommer avec modération et pas pendant une crise !).

La règle d’or : lorsque vous choisissez un aliment, ne regardez pas la quantité absolue de lysine, mais le rapport Lysine/Arginine (L/A).

  • L/A > 1,5 — c’est votre ami (fromage blanc, poulet, thon).
  • L/A ~ 1 — neutre (sarrasin).
  • L/A < 1 — provocateur potentiel (arachide, chocolat).

Top des aliments avec le meilleur rapport L/A (les plus bénéfiques) :

  1. Blanc d’œuf
  2. Fromage blanc (cottage)
  3. Parmesan et autres fromages à pâte dure
  4. Yaourt
  5. Lait
  6. Poulet, dinde
  7. Thon, sardines
  8. Filet de porc maigre (malgré l’arginine, il contient encore plus de lysine)

Lorsque l’organisme flanche et que ce virus sournois fait surface, nous pouvons lui faire face intelligemment. Pas seulement en appliquant des crèmes ou en attendant que ça passe, mais en créant des conditions invivables pour le « locataire ». Retirons la nourriture du virus (l’arginine), chargeons notre « arme » (la lysine). La base de l’alimentation pendant cette période est simple : fromage blanc, poulet, poisson, œufs, quelques céréales sûres.

Et n’oubliez pas : cet article n’est pas une prescription médicale, mais une information à méditer et un guide d’action pour votre corps. En cas de maladie, consulter un bon spécialiste est la première étape, obligatoire. Mais votre conscience et votre assiette bien choisie sont un soutien formidable sur la voie de la santé.

Prenez soin de vous !

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Annexe pour les plus curieux, attentifs et simplement intéressés.

Voici la liste complète des aliments riches en arginine, à limiter au maximum ou à éviter pendant une poussée d’herpès, et à réduire pour prévenir les récidives.

  1. Noix et graines (le groupe le plus riche)
  2. Arachide (leader absolu, l’un des plus dangereux en cas d’herpès)
  3. Noix
  4. Pignons de pin
  5. Noisettes
  6. Amandes
  7. Pistaches
  8. Noix de cajou
  9. Noix du Brésil
  10. Graines de citrouille
  11. Graines de tournesol
  12. Graines de sésame
  13. Graines de chia

2. Légumineuses

  • Soja et tous ses produits : tofu, lait de soja, sauce soja, tempeh, edamame.
  • Pois chiches
  • Lentilles (toutes variétés)
  • Haricots (blancs, rouges, noirs, pinto)
  • Pois (surtout secs)
  • Arachide (d’un point de vue botanique, c’est une légumineuse)

3. Céréales et grains

  • Germes de blé (teneur très élevée !)
  • Avoine et flocons d’avoine
  • Sarrasin
  • Riz (surtout complet)
  • Maïs
  • Orge
  • Farine de blé (surtout complète)
  • Pain et pâtisseries à base de ces céréales
  • Graines germées

4. Chocolat et cacao

  • Chocolat noir (sa teneur en arginine est plus élevée que celle du chocolat au lait)
  • Poudre de cacao
  • Bonbons au chocolat

5. Fruits de mer et algues

  • Crevettes
  • Crabe
  • Homard
  • Spiruline (la championne parmi les produits végétaux)
  • Saint-Jacques

6. Certains produits carnés

  • Porc (surtout les parties grasses)
  • Bouillon d’os (aspic, pâté en croûte, bouillons de viande forts — l’arginine passe dans le bouillon)
  • Abats

7. Gélatine et produits qui en contiennent

  • Gélatine (obtenue à partir d’os et de cartilages d’animaux, riches en arginine)
  • Bonbons gélifiés (guimauve, oursons)
  • Plats en gelée, gelées.

Voici la liste complète des aliments riches en lysine, à privilégier pour prévenir et combattre les récidives d’herpès.

Sources animales (les plus riches et les mieux assimilées)

1. Viandes et volailles

  • Poulet (surtout la poitrine et les cuisses)
  • Dinde
  • Lapin
  • Bœuf maigre (filet, tende de tranche)
  • Agneau (parties maigres)
  • Porc (filet maigre — il contient aussi beaucoup d’arginine, donc prudence)
  • Abats : foie, cœur, rognons

2. Poissons et fruits de mer

  • Thon (frais et en conserve au naturel)
  • Saumon (sauvage surtout)
  • Sardines
  • Maquereau
  • Morue, aiglefin, lieu
  • Crevettes
  • Moules, huîtres
  • Calamar

3. Produits laitiers et œufs (sources idéales)

  • Fromages, surtout à pâte dure : Parmesan, Cheddar, Gouda, Edam, Emmental
  • Fromage blanc (maigre ou demi-écrémé)
  • Yaourt (nature, grec)
  • Lait (vache, chèvre)
  • Kéfir, lait fermenté, lait ribot, ayran
  • Crème fraîche
  • Œufs (entiers, mais surtout le blanc d’œuf — leader en teneur de lysine par rapport à l’arginine)

Sources végétales (contiennent de la lysine, mais souvent moins que les sources animales)

4. Légumineuses (le meilleur choix végétal)

  • Soja et ses produits : tofu, tempeh, lait de soja (malgré une teneur élevée en arginine, ils contiennent encore plus de lysine, donc le soja est utile)
  • Haricots (blancs, rouges, azuki, pinto)
  • Lentilles (rouges, vertes, brunes)
  • Pois chiches
  • Pois (surtout jaunes)
  • Fèves (de Lima, mungo)

5. Noix et graines (avec discernement !)

  • Pistaches (meilleur rapport Lys/Arg parmi les noix)
  • Noix de cajou (bon équilibre également)
  • Graines de citrouille (équilibre acceptable, mais avec modération)

Important : La plupart des noix et graines (arachides, noix, amandes) sont riches en arginine, donc malgré la présence de lysine, il faut les éviter en cas d’herpès. Les pistaches et les noix de cajou sont des exceptions, mais à consommer avec modération et pas pendant une crise.

6. Céréales et grains

  • Quinoa (la seule céréale constituant une protéine complète avec une bonne teneur en lysine)
  • Amarante
  • Sarrasin (contient de la lysine, mais aussi de l’arginine, équilibre neutre)
  • Germes de blé (très riches en lysine, mais extrêmement riches en arginine — à éviter en cas d’herpès !)
  • Son d’avoine

7. Autres produits végétaux

  • Spiruline et chlorelle (algues, riches en protéines avec lysine)
  • Avocat
  • Pomme de terre (surtout cuite au four)
  • Fane de betteraves, épinards, cresson
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Lara STANLEY

Lara STANLEY écrit les analyses centrées essentiellement sur les sujets de l’économie, la finance et la société. Ayant travaillé dans les domaines de développement,...

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