Les six priorités de la gouvernance de la société

Globalisation

Au cours du XXe siècle, l’humanité a été discerné un phénomène objectif : la globalisation. Qu’est-ce donc ? La globalisation est le processus de concentration de la gestion de l’humanité. Ce processus a accompagné toute l’histoire humaine et il arrive aujourd’hui à son étape cruciale. Il y a fort longtemps, les prêtres de l’Égypte antique ont compris que l’on pouvait diriger la globalisation. Ils ont élaboré les principes généraux et les schémas de gestion de la société pour atteindre leurs propres objectifs et ont pris la tête de ce processus. Essayons de retracer comment s’opère actuellement la gestion du processus de globalisation en suivant les priorités tracées dans la Théorie suffisamment générale de la gouvernance.

Sixième priorité – Les armes de destruction

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. » – Carl von Clausewitz

La manière la plus ancienne et la plus rapide de gouverner les hommes, ce sont les guerres. Le but de toute guerre est la conquête de territoires, de richesses, de ressources humaines, ou l’anéantissement complet de l’adversaire. L’histoire de l’humanité a enregistré d’innombrables guerres sanglantes. Au cours du processus historique global, des instruments toujours plus sophistiqués et perfectionnés de destruction et d’asservissement sont apparus. Aujourd’hui, l’humanité s’est retrouvée piégée, contrainte de dépenser toujours plus dans une course aux armements sans fin. Finalement, nous avons créé des armes capables, avec l’ennemi, d’anéantir la civilisation tout entière.

Cinquième priorité – Les armes de génocide

« Pour les Slaves, pas d’hygiène, seulement de la vodka et du tabac ! »* – Adolf Hitler

Un développement ultérieur a été le passage des guerres de destruction physique, menées avec des armements conventionnels, aux guerres froides, menées par la méthode de la « coopération culturelle ». On peut détruire ou soumettre à ses objectifs un peuple entier avec des armes de génocide, c’est-à-dire les drogues, l’alcool, le tabac, les OGM, etc.

Mais pour que le peuple ne les identifie pas comme des armes, elles ont été déguisées, par le biais de la culture, des médias, de dictons et de superstitions spécialement introduits, en moyens soi-disant inoffensifs pour se détendre, évacuer le stress, s’amuser ou acquérir une résistance aux maladies. Mais en réalité, ce sont des poisons dangereux qui sapent la génétique du lignage, tuant les gens spirituellement et physiquement, aussi bien les vivants que les générations futures.

D’après l’INSEE, la surmortalité liée à la consommation de l’alcool et du tabac ne cesse pas de progresser. Pensez-vous que c’est un choix conscient de chacun ? C’est un choix fictif imposé, car notre culture, dès l’enfance, propose à l’individu de choisir soit le mensonge n°1 – consommer divers stupéfiants avec modération, soit le mensonge n°2 – sans modération.

Quatrième priorité – Économique

« Donnez-moi le contrôle de l’argent d’un pays, et je me fiche de savoir qui en fait les lois. » – Michael Rothschild

Pour les mondialistes, il n’y a aucun sens à anéantir complètement les peuples ; il faut bien que certains esclaves demeurent. On peut donc soumettre leur économie à ses intérêts claniques étroits, de telle sorte que le peuple ne comprenne même pas ce qui se passe réellement. Cela peut se faire par le biais de la monnaie mondiale et de l’institution du crédit, à l’aide de l’intérêt usuraire.

Ainsi, des clans de banquiers, ne produisant rien de valable pour la société, perçoivent des revenus faramineux grâce aux intérêts des crédits, et des personnes, des familles, des peuples entiers travaillent longtemps pour les rembourser, devenant par là même des esclaves. La mise en œuvre de ce mécanisme demande plus de temps, car il faut d’abord implanter dans la société une science économique non viable, mais cela se rentabilise par un effet bien plus grand. Car, dans ce cas, toute la société, que les gens prennent des crédits ou non, qu’ils comprennent ces mécanismes ou non, se retrouve de fait en dépendance économique vis-à-vis d’une mince couche de banquiers, alimentant ce système comme des piles.

Troisième priorité – Factologique

« Il n’y a pas de faits, il n’y a que des interprétations. » – Friedrich Nietzsche

On peut gouverner les peuples ou certaines couches de la société bien plus efficacement en traitant d’une certaine manière la conscience humaine à l’aide de diverses idéologies, doctrines religieuses, doctrines sociologiques, médias. On enregistre dans l’inconscient des uns, par exemple, la doctrine de Karl Marx, chez d’autres « Allah Akbar », chez d’autres « Le Christ est ressuscité », chez d’autres « Vis vite, meurs jeune ». Et si, à un moment donné, on a besoin d’activer, à l’aide de méthodes spéciales, les contradictions préalablement implantées – provocations, assassinats commandités, articles scandaleux, caricatures, ou bien des erreurs objectivement concomitantes – on dresse les gens les uns contre les autres, ce qui peut passer de l’extérieur pour un hasard.

Ainsi, nous sommes aujourd’hui témoins de tentatives d’opposition entre l’islam historiquement constitué et le christianisme biblique. Et ce, alors même que les gens comprennent que Dieu, le Créateur et Tout-Puissant, est unique pour tous les êtres sur terre, ce qui est reflété dans de nombreuses religions mondiales.

L’un des moyens les plus puissants de modeler la conscience des gens est la télévision et les réseaux sociaux. Contrairement à l’opinion courante, les médias ne reflètent pas tant la réalité objective qu’ils ne la programment, en formant l’attitude des gens envers tel ou tel événement. Aujourd’hui, des actes terroristes d’une telle ampleur n’ont lieu que parce qu’ils sont immédiatement diffusés sur toutes les chaînes ; en substance, dans ce cas, les médias deviennent les sponsors informatifs des terroristes, leur assurant des budgets mirobolants et un auditoire énorme.

Deuxième priorité – Chronologique

« Regarde souvent en arrière pour éviter à l’avenir de lourdes erreurs. » – Kozma Proutkov

On sait que l’homme qui a oublié son histoire, l’histoire de sa Patrie, est semblable à un arbre qui a perdu ses racines. Qu’arriverait-il si tout un peuple oubliait son histoire ou croyait à un mythe historique quelconque, imposé en tenant compte des intérêts de forces hostiles extérieures ?

George Orwell écrivait jadis : « Qui contrôle le passé contrôle le futur ; qui contrôle le présent contrôle le passé. » Réécrire l’histoire d’un peuple conduit inévitablement à modifier son avenir. C’est précisément pourquoi l’arrivée d’un nouveau pouvoir s’accompagne toujours d’une réécriture de l’histoire, mais les dirigeants eux-mêmes ne comprennent pas comment ils sont utilisés en sous-main. C’est pourquoi il faut toujours se souvenir que l’histoire n’enseigne jamais rien, elle ne fait que punir pour la méconnaissance de ses leçons.

Première priorité – La vision du monde (Idéologique)

« Si tu veux vaincre ton ennemi, éduque ses enfants. » – Sagesse orientale

La soumission d’un peuple sera la plus stable, la plus efficace et pratiquement irréversible si l’on parvient, par un moyen quelconque, à modifier sa vision du monde dans la statistique de masse. Alors le peuple lui-même défendra les intérêts des envahisseurs, les considérant comme faisant partie de sa vie normale.

L’exemple le plus frappant de l’impact sur la vision du monde est la structure des castes de la société en Inde, où le passage d’une caste à l’autre est pratiquement impossible. Environ 300 millions de personnes vivent en Inde dans une pauvreté totale, appartenant à la caste des intouchables ou « little people », et elles pensent que c’est la seule manière possible d’exister dans la société. Cet exemple montre à quel point la vision du monde détermine la vie de nombreuses générations sur des millénaires.

Aujourd’hui, on peut distinguer deux principaux types de visions du monde prédominant dans la société. La vision du monde kaléidoscopique – lorsque les personnes, dans tout le flux des événements et des faits, ne trouvent pas leur place dans la vie ; dans leur compréhension, chaque nouvel événement n’apporte qu’un chaos supplémentaire dans leur perception du monde, un peu comme l’introduction d’un nouveau fragment de verre dans un kaléidoscope change toute l’image.

La vision du monde mosaïque – les personnes avec cette vision voient le monde comme unique et cohérent, où tout est lié par des relations de cause à effet, où il n’y a pas d’événements aléatoires, et où l’apparition d’un fait ou d’un événement nouveau complète l’image du monde, la rendant plus précise, comme l’ajout d’une nouvelle pièce à une mosaïque. Malheureusement, la culture contemporaine dans notre société engendre une prédominance de la vision du monde de type kaléidoscopique.

« Tout ce que nous voyons n’est qu’une apparence.

Loin de la surface du monde jusqu’au fond.

Considère comme insignifiant ce qui est manifeste dans le monde,

Car l’essence secrète des choses n’est pas visible. »

 – Omar Khayyam

Autrefois, tous ces mécanismes de contrôle étaient cachés, et seule une poignée d’initiés les connaissait. Mais aujourd’hui, sous l’effet de la Loi objective du temps, tout ce qui était secret devient manifeste et chaque personne, si elle le veut, peut le voir. S’est alors révélée cette fameuse main invisible et son propriétaire, qui en son temps a imaginé tous ces mécanismes et a su les déployer au cours du processus historique global, pour lequel il n’existait même pas, auparavant, de terme désignant le phénomène de l’existence d’un tel « artisan ».

Ce phénomène objectif dans la vie de la société a été nommé le pouvoir conceptuel, et les mécanismes de conduite des guerres ou de gestion de la société ont été identifiés comme des moyens généralisés ou priorités de gouvernance de ce pouvoir conceptuel. Appliqués au sein d’un même système social, ce sont des moyens généralisés permettant de le gouverner ; et appliqués par un groupe social à un autre, ce sont des armes, c’est-à-dire des moyens de mener la guerre, au sens le plus général de ce mot.

Aujourd’hui, en prenant conscience de ces mécanismes, chaque personne est capable de résister elle-même à l’influence extérieure sur toutes les priorités, et un choix conscient s’offre à elle : rester esclave, ou se libérer et devenir un Homme.

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